Regarder toujours droit devant soi
En pilotage hors route, regarder droit devant soi est essentiel pour plusieurs raisons. D’abord, cela va sans dire, mais vous devez savoir où vous allez. La différence entre regarder droit devant soi, bien audelà de son guidon, et regarder simplement le sol devant sa moto est une de celles qui distinguent le plus nettement les pros des amateurs. Ensuite, vous devez anticiper ce qui arrive, qu’il s’agisse d’une rivière à franchir, d’une montée abrupte ou d’un affleurement rocheux. Ceci vous permet de vous préparer à changer de ligne, à adapter votre position de pilotage, ou même à vous arrêter. Enfin, il ne faut jamais oublier de conserver une distance de sécurité minimale avec le pilote qui vous précède immédiatement.
Éviter la déshydratation
En enduro, la déshydratation peut sérieusement affecter vos performances. Lorsque votre corps manque d’eau, la première conséquence réside dans une difficulté croissante à se concentrer, ce qui aboutit vite à des erreurs, voire souvent à des chutes. Commencez à boire bien avant de monter sur votre machine, puis continuez de vous hydrater régulièrement. Ce n’est pas parce que vous ne ressentez pas la transpiration que le niveau d’hydratation de votre organisme est suffisant.
Surveiller ses pneus
Le pneu Geomax Enduro de Dunlop est conçu pour offrir une adhérence optimale, ainsi qu’une résistance extrême à l’usure. Mais ne poussez pas son utilisation au-delà de sa durée de vie normale. Une pression incorrecte des pneumatiques entraîne une perte de traction, mais aussi une usure prématurée. Une pression de 13 psi constitue la référence lorsque vous pilotez sur terrain rocheux, mais un niveau de 15 psi conviendra mieux sur les sols particulièrement secs et caillouteux. Si vous n’avez pas besoin d’accélérer fortement, évitez de le faire car ceci tend à émousser votre pneu arrière.
Piloter debout
À première vue, piloter debout semble exiger davantage d’énergie que la position de conduite assise, mais il s’agit d’une idée fausse. La position assise doit être réservée à la conduite sur route ou dans les courbes. Utilisez les repose-pieds pour vous tenir debout afin de mieux voir devant vous et d’être capable de changer de direction en un clin d’oeil. Veillez à vous positionner de sorte que le poids de votre corps porte bien sur vos jambes et non sur vos bras. Vous déploierez ainsi beaucoup moins d’énergie. N’oubliez pas de fléchir légèrement les genoux et veillez à basculer le bassin en arrière lorsque vous souhaitez abaisser la partie basse de votre corps.
Entretenir et inspecter sa moto
Peu de gens ont la possibilité de consacrer plusieurs heures à l’entretien de leur moto avant et après chaque utilisation, mais veillez au moins à contrôler les éléments essentiels avant de prendre le guidon. Si le terrain est humide, vous devez impérativement nettoyer votre machine de manière correcte après votre séance de pilotage. Ceci vous permettra de bien voir ses principaux composants, afin de vérifier et de régler tout ce qui doit l’être. Effectuez toujours une rapide inspection visuelle de votre moto avant de l’enfourcher. Surveillez les niveaux de carburant et de liquide de refroidissement du radiateur, ainsi que la pression des pneus. Assurez-vous également que rien n’est cassé ou endommagé, et passez cinq à dix minutes à vérifier boulons et écrous.
Garder un oeil sur la météo
Certes, vous éviterez de vous équiper pour un temps humide si vous pilotez dans le sud de l’Espagne en plein été. Gardez cependant un oeil sur la météo, en toutes circonstances. Habillez-vous toujours en fonction des prévisions climatiques. Par temps froid et humide, prévoyez plusieurs couches fines sous un blouson et un pantalon étanches de bonne qualité. Lorsque la température grimpe, ne vous couvrez pas trop et privilégiez les tissus légers et respirants.
Entretenir sa forme physique
Vous n’avez pas besoin d’être dans une forme de grand athlète pour piloter en enduro, mais s’entretenir régulièrement, nager, jouer au squash ou promener longuement votre chien deux à trois fois par semaine vous permettra certainement de moins peiner au guidon de votre machine, notamment dans des conditions difficiles. Par ailleurs, le fait de savoir que vous vous êtes sans doute mieux préparé physiquement que vos amis sera un atout psychologique. Inutile d’adopter le régime diététique d’un champion olympique. Évitez simplement les aliments trop gras et sucrés.
Optimiser son élan
L’élan est l’un des paramètres les plus importants – voire le plus important – lorsque vous pilotez hors route. Si vous parvenez à conserver votre élan, vous pourrez pratiquement gravir toute montée ou franchir tout passage rocheux technique. N’ayez pas peur de rétrograder à une plage de régime inférieure. En utilisant la puissance du moteur à bas régime pour optimiser votre élan, vous réussirez à aller là où d’autres pilotes ne pourront pas s’aventurer. Lorsque vous apercevez une zone plus difficile à traverser devant vous, essayez d’accélérer modérément. Mais veillez toujours à garder le contrôle cvomplet de votre machine et utilisez l’élan que vous possédez pour franchir l’obstacle sans monter fortement en puissance. En enduro, les accélérations excessives n’aboutissent généralement qu’à un seul résultat : le patinage des roues.
